Cette saisine est la suite logique de la décision de Jean-Louis Nadal, le Procureur prés de la CJR de faire suite à la mise en cause pour « abus d'autorité » du ministre dans la gestion du dossier Tapie/Adidas. Datée du 10 mai, celle-ci est donc intervenue bien avant le week-end du 14 et ne pouvait en aucun cas anticiper la future démission du directeur général du FMI. La Commission des requêtes est l'instance qui devra dire si il y a lieu ou pas d'ouvrir une enquête judiciaire sur le cas Christine Lagarde.
Le ministre de l'économie pourra-t-elle jouer sur le décalage horaire en espérant une décision la mettant hors de cause au cours de ce premier examen pour déposer in extremis sa candidature ? Non : « Dans les dossiers complexes, jamais la Commission n'a rendu sa décision lors d'un premier examen», poursuit la même source. Pas question donc d'être sauvée par le gong.
Si elles venaient à s'accorder sur le nom de Christine Lagarde, les chancelleries européennes enverraient donc à Washington pour l'élection de miss/mister Fmi une candidate dont le sort judiciaire est incertain. Même présumée innocente, elle demeurera sous le coup d'une condamnation. Pas sur que dans ces conditions, les jurés apprécient sa candidature à la seule aune de ses compétences.
A moins que les sept magistrats (3 de la Cour de cassation, 2 de la Cour des comptes et 2 du Conseil d'Etat), qui forment la Commission, ne décident de se réunir de façon exceptionnelle une première fois avant le 10 juin…
Emmanuel Lévy, Marianne
http://www.marianne2.fr/FMI-Lagarde-plombee-par-la-justice_a206566.html
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